Le pied, tout un symbole !

Une étymologie pleine de sens dans les différentes cultures et dans les textes  sacrés

L’étymologie du mot « pied » en chinois signifie littéralement « partie du corps qui sauvegarde la santé ».

MANDALAPour les Chinois, le pied est une partie spirituelle du corps. Toucher le pied, c’est toucher l’âme de la personne.

En Chine, les femmes ont souffert le martyr pendant des siècles en bandant leurs pieds pour les garder minuscules, un critère important de beauté dans la Chine impériale. Les communistes ont aboli cette coutume en 1949 et les Chinoises de 2011 privilégient désormais les centres de massage de pieds.

En Inde, les pieds du « guru » (et également les sandales qu’il porte) étant vénérés comme les membres par lesquels la grâce divine serait la plus susceptible de se transmettre au disciple, les vestigium pedis se trouvent à de très nombreux endroits, et notamment près des sanctuaires et reliques des grands saints.

On touchera les pieds d’une autre personne, la plupart du temps des aïeux, des professeurs ou des parents, en signe de respect pour leurs connaissances et leur expérience.

Les pieds jouent également un rôle majeur lors des cérémonies de mariage. Les parents de la mariée lavent ceux de leur futur gendre, dans les familles hindoues de l’ouest du pays.

L’empreinte du pied de Bouddha nous montre que le pied contient le corps tout entier. Depuis le talon jusqu’aux extrémités des orteils en passant par la roue solaire, il inscrit le Devenir de l’homme.

Dans l’iconographie Chrétienne, on trouve des représentations de l’Ascension où, au-dessous du Christ s’élevant dans les airs, on voit l’empreinte de ses pieds sur la montagne. Des animaux portant la dépouille de personnages religieux, peuvent aussi, selon la légende, avoir laissé des empreintes.

Le Christ lave les pieds de ses apôtres.

Il est classique de voir dans le geste du Christ qui lave les pieds de ses apôtres le symbole même de l’humilité de celui qui, bien que Maître, se fait serviteur. Avant de participer au repas mystique qui va les introduire par anticipation au banquet des noces divino-humaines, les apôtres doivent être ramenés à leurs normes ontologiques. Le Christ se penche alors vers eux et lave leurs pieds. Il guérit ainsi la plaie de l’humanité, dont symboliquement les pieds sont porteurs, car ils potentialisent l’être malade tout entier.

Mais le Christ confirme à l’apôtre Pierre la nécessité de guérir la blessure en lavant les pieds seuls : « si je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous lavez les pieds les uns aux autres » (Jean, XIII, 14).

C’est dans le même sens que Moïse reçoit l’ordre d’enlever ses chaussures devant le buisson ardent. Aucun corps étranger ne doit séparer les pieds de l’homme de la terre-mère.

Les musulmans restés conscients de cette tradition, se déchaussent en entrant dans la mosquée. C’est aussi pieds nus que s’accomplissent dans les différentes traditions les mystères initiatiques. Cette nudité physique implique le dépouillement psychique de l’être.

Sur un plan physique, les pieds potentialisent le corps de l’homme tout entier. C’est pourquoi l’art de la réflexologie dans son  approche la plus importante du corps, est pratiqué au niveau des pieds, dont les émergences énergétiques, retentissent au niveau de la totalité du corps.

C’est aussi une partie du corps qui garde le contact en permanence avec le sol, la Terre, l’Univers. Par le pied, le corps se recharge en énergie tellurique. Il existe un lien entre tous les organes comme il existe un lien entre physique et psychique, corps et Univers. Ainsi, la stimulation des zones réflexes agit à la fois sur le somatique et de façon plus subtile sur le psychisme de l’individu.

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